Les dimensions symboliques des espaces de travail
Penser l’aménagement, ou le réaménagement d’espaces de travail engage et interroge à plusieurs égards. Nous attribuons en effet à nos bureaux des dimensions symboliques, complémentaires à leurs attributs fonctionnels. Ces considérations influencent nos comportements et nos représentations, aussi il est crucial de les prendre en compte lors de projets de changement. Via le prisme des sciences humaines et sociales, ce nouvel article de la série Cult(e) portant sur les transformations culturelles et managériales propose un décryptage de six polarités symboliques clés à considérer lors d’un projet de transformation des espaces de travail.
Polarité symbolique #1 : en haut / en bas
Depuis l’invention de l’ascenseur et son arrivée dans les bâtiments au XIXème siècle, notre perception des étages les plus prisés a bien évolué. Les appartements nobles étaient auparavant aux premiers étages, et plus l’on montait, plus la pénibilité et la difficulté d’accès des étages supérieurs les reléguait au personnel, jusqu’aux fameuses chambres de bonnes sous les toits parisiens. Si aujourd’hui, les rez-de-chaussée restent comme autrefois dédiés à la réception, la possibilité de monter les étages sans effort a introduit le luxe de posséder une vue, et la désirabilité du dégagement et de la luminosité qu’elle apporte. Aujourd’hui encore, l’élévation spatiale a une incidence sur nos comportements. La notion de verticalité et son lien au pouvoir est ancrée dans nos cultures comme dans notre langage : ainsi, on parle volontiers de classes « hautes » et « basses » de la société[3]. De même, dans l’imaginaire commun être en position de force est souvent lié aux expressions idiomatiques d’« avoir le dessus », ou « l’ascendant » sur une situation ou une personne.
Polarité symbolique #2 : petit / grand
Quiconque a vécu dans un studio d’une dizaine de mètres carrés dans lequel on dort, mange, travaille et se lave tout à la fois sait que le luxe, c’est l’espace. Cette idée n’est pas nouvelle : l’architecture traditionnelle japonaise donne elle aussi sa place à l’espace non utilisé comme symbole d’opulence. Le 床の間 tokonoma est un espace dédié à l’appréciation d’œuvres d’art traditionnelles (ikebana, calligraphie…) ; un réel luxe dans un pays où les logements sont généralement petits.
Polarité symbolique #3 : près / loin
Le terme de proximité possède, étonnamment, une définition assez imprécise. Selon les références classiques comme les dictionnaires Littré, Larousse ou Robert, elle recoupe le caractère de ce qui est proche, à une faible distance dans l’espace, rapproché dans le temps, ou encore proche en termes de parenté. Le dictionnaire en ligne du CNRTL (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales) ajoute à ce dernier sens figuré celui de « rapprochement, d’affinité entre deux choses abstraites, deux entités », tout en conservant un certain flou. Les travaux de Sailer et al. (2009)[7], précisent le concept en proposant deux types de relations interpersonnelles : spatiales et transpatiales. Les relations spatiales sont définies par la proximité (ou l’éloignement) géographique entre deux personnes : sommes-nous physiquement proches l’un de l’autre ? Les relations transpatiales sont définies par la proximité ou (l’éloignement) conceptuel entre deux personnes : avons-nous la même manière de penser ? Les deux ne sont pas forcément interdépendants : nous pouvons être matériellement proches de personnes avec qui nous sommes en désaccord, ou éloignés de personnes qui pensent comme nous. Jean Cocteau[8] en joue même adroitement : « Si nous pouvions mesurer la distance qui nous sépare de ceux que nous croyons le plus proches, nous aurions peur ». Toutefois, certaines études montrent que le rapprochement géographique peut exercer une influence sur la transpatialité. Ainsi, en étudiant les comportements d’universitaires du MIT entre 2005 et 2015, des chercheurs ont établi que la collaboration entre les équipes, en particulier la collaboration interdisciplinaire était favorisée par la proximité géographique[9]. Plus les chercheurs passaient de temps ensemble, plus ils avaient tendance à publier ensemble, au-delà même des frontières de leurs spécialités. En étudiant plus de 40 300 publications et 2 350 brevets, l’étude note que deux personnes travaillant proche l’une de l’autre sont presque trois fois plus prône à travailler ensemble que si elles étaient éloignées, quand bien même leurs domaines de recherche se recouperaient. Sur le plan fonctionnel, la spatialité compte ! Elle joue sur trois pans du concept de distance sociale telle que définie par l’échelle d’Emory Bogardus[10] : la distance sociale affective (la sympathie entre les membres d’un groupe), la distance normative (qui est « hors » du groupe, qui est « dedans »), et la distance interactive (la fréquence et l’intensité des interactions dans le groupe). Ce jeu sur la proximité spatiale est pris en compte et même stimulé par les architectes, par exemple en positionnant les espaces générant du flux (salles de réunion, machine à café ou fontaine à eau, restaurant… et même les sanitaires !) à des endroits « stratégiques ». Influer sur l’ouverture de l’espace est un autre moyen de simuler la proximité, ou l’éloignement. Il est possible de compartimenter la visibilité d’un espace de travail grâce à des cloisons (plus ou moins transparentes, plus ou moins hautes), ou de créer des espaces plus ou moins accessibles (avec ou sans porte, avec ou sans accès sécurisé). En influant sur la visibilité et l’accessibilité, il est possible de redéfinir les flux et les interactions des collaborateurs, et ainsi promouvoir certaines tendances de comportement : travail individuel ou collaboratif, communication formelle ou informelle, accès ou non à certains équipements…
Polarité symbolique #4 : fixe / adaptable
La notion d’espace de travail modulaire n’est pas nouvelle. Elle est même à l’origine de ce qui deviendra, ironiquement, son antithèse : le bureau à cloison, ou « cubicle » en anglais. Apparue au milieu des années 1960, l’invention de Robert Propst était censée proposer un bureau adaptable aux besoins changeants du travailleur. Toutefois, la modularité du cubicle n’a jamais vraiment été exploitée, et même distordue en allées déshumanisantes de bureaux que nous connaissons tous. D’un point de vue symbolique, l’organisation des espaces de travail peut aussi être analysée au titre de son degré de permanence — ce qui est fixe, matériellement inamovible —, et de son degré d’impermanence — ce qui adaptable, aménageable, modulable. On peut dès lors segmenter symboliquement les espaces de travail en deux catégories auxquelles des significations socio-culturelles différenciées — des représentations socio-symboliques — peuvent être associées :- Les espaces de continuité, par exemple le bureau d’untel, la salle de réunion du conseil d’administration, la cuisine, l’espace café, l’œuvre d’art peinte à même les murs, etc.
- Les espaces de discontinuité, par exemple les lieux modulaires, les tables de travail ajustables (hauteur, largueur, longueur) et déplaçables, la télévision accrochée à un mur et dont les images projetées sont changeantes, etc.
Polarité symbolique #5 : espace attribué / espace partagé
La personnalisation d’un espace, entendue comme son adaptation aux besoins et aux goûts individuels, nécessite une attribution. Toutefois, les récentes mutations des espaces de travail abondent dans le sens inverse : la notion de partage a redéfini les bureaux d’aujourd’hui. La mise en commun des espaces de travail se met en place dans un contexte de diminution de la présence des collaborateurs au bureau, avec la démocratisation (à marche forcée lors de la crise du Covid) du télétravail[14]. Les entreprises tendent à réduire leur empreinte immobilière, pour ne pas disposer d’espaces inoccupés. Le partage des bureaux repose sur un principe simple : dans un souci d’agilité et de flexibilité l’entreprise met à disposition des espaces collectifs plutôt qu’individuels. Toutefois, parce que chaque organisation est différente, les modalités de flexibilité changent d’une entreprise à l’autre. Aussi, avant de se lancer dans la mise en œuvre, le partage des postes nécessite un profond questionnement préalable sur l’utilisation et l’allocation des espaces. Quelle est l’« intensité » laissée au partage : faut-il mettre tous les lieux en commun, ou seulement une partie ? Quel usage pour les surfaces « économisées » : sont-elles réallouées à d’autres usages, ou s’en débarrasse-t-on dans une volonté de réduction de l’empreinte immobilière ?[15]
Polarité symbolique #6 : personnalisation d’expression ou de production : individuelle ou collective ?
Deux types de personnalisation de l’espace de travail sont possibles : la personnalisation d’expression (chacun est invité à conformer l’espace à l’identité qu’il cherche à projeter) et la personnalisation de production (chacun peut adapter l’espace à ses besoins pour travailler de manière efficace). Ces deux types de personnalisation représentent des défis comparables pour les entreprises, chaque individu ayant certes une identité différente, mais aussi des besoins particuliers. Elles peuvent toutes deux être envisagées à la maille individuelle comme à l’échelle collective. Il convient alors d’être vigilant quant au message qui sera envoyé. Au niveau individuel, même sans espace attribué, il est possible de laisser chacun libre d’apporter les petits éléments qui vont lui permettre, pour la journée, d’exprimer une identité particulière. Cela peut être une photo, un mug, ou tout autre objet que le collaborateur sera libre de placer dans son espace. Si l’espace de travail est attribué, cette personnalisation d’expression peut logiquement aller beaucoup plus loin, avec un choix de décoration, voire de mobilier. La personnalisation devient le marqueur de la territorialité, laquelle se réclame par une « décoration, modification ou un réarrangement délibéré d’un environnement »[20]. Une manière non seulement d’exprimer son individualité, mais aussi de signaler les frontières de son territoire, si éphémère soit-il[21]. L’organisation a également la possibilité de ne laisser aucune marge à la personnalisation d’expression, que l’espace soit attribué ou pas. Le message envoyé par l’entreprise est alors celui d’une prédominance de l’organisation sur l’individu, pour le meilleur – chacun laisse ses différences à l’entrée et s’intègre au groupe, mais aussi pour le moins bon – chacun est renvoyé à un statut de simple agent productif. Ce peut également être un moyen de conserver une harmonie générale entre les espaces de travail.
Géographies symboliques de l’espace de travail : une écologie du rapport à soi et aux autres
L’un des apports de cet article sur lequel nous souhaitons insister, est que l’espace de travail est… un espace, aux caractéristiques physiques et fonctionnelles systématiquement liées à des dimensions socio-culturelles symboliques. Nous attachons une importance à l’étage auquel se trouve notre station de travail (si nous en disposons d’une), à sa taille, à sa modularité, parce que les caractéristiques de cet espace reflètent qui nous sommes : comment nous nous définissons à nous-même, et comment nous apparaissons au monde, individuellement et collectivement. Tant de temps éveillé est passé au travail qu’il semble inéluctable de tisser des liens affectifs et socio-culturels avec l’endroit où l’objet « travail » se produit. Tout comme un espace géographique, l’espace de travail se délimite par des frontières, liées au besoin de marquer le territoire que l’on s’approprie. Depuis son étymologie, la notion de frontière est liée aux manœuvres militaires : à l’origine, le mot signifie « faire front », ou « face à face ». Les études comportementales sur les animaux montrent que c’est l’invasion du territoire qui crée la territorialité : c’est face à l’adversité que nous construisons nos frontières. En géopolitique comme au travail (dans une moindre mesure tout de même), l’élaboration d’une frontière est toujours artificielle[25], ce qui la charge d’un affect : on construit sciemment une limite, c’est pourquoi on souhaite la garder. C’est pourquoi une frontière peut devenir un casus belli. C’est le cas aussi en entreprise, lorsque les collaborateurs ont l’impression que l’on piétine leurs frontières : l’entreprise américaine Du Pont a fait face à une « quasi révolte »[26] lorsqu’elle a voulu modifier les dimensions des bureaux à parois. Les collaborateurs sont devenus obnubilés par les mensurations des nouveaux bureaux, les mesurant au centimètre. Les frontières de l’espace de travail peuvent être aussi fermées que celles de Pyongyang, ou aussi poreuses qu’au sein de l’espace Schengen. De la conception de ces délimitations découle de nombreuses organisations possibles. Les visiteurs et/ou invités sont-ils reçus dans les salles de réunion à côté de l’entrée de l’entreprise, ou doivent-ils traverser les bureaux pour y accéder ? Les cloisons sont-elles opaques ou transparentes ? Arrivent-elles à mi-hauteur ou jusqu’au plafond ? Avez-vous des portes ? La partition de l’espace est un reflet des jeux de pouvoir qui peuvent avoir lieu en entreprise[27], et sont un reflet de la part que la culture apporte à la confidentialité. La gestion de ce que l’on considère comme étant « dedans » ou « dehors » fait partie intégrante de la définition de l’espace de travail à toute les échelles : depuis la station individuelle jusqu’à l’organisation elle-même. C’est grâce à cette dichotomie que les collaborateurs définissent, seuls ou en équipes, ce qui est commun et ce qui est à l’écart. Les dimensions symboliques de l’espace de travail, représentées ici dans de grandes dichotomies, jouent un rôle clé dans les perceptions et la prise de décision lorsqu’il s’agit de les faire évoluer. Parce qu’elles sont difficiles à formaliser et à manipuler, nous constatons que leurs rôles s’exercent le plus souvent de façon implicite et inconsciente dans les projets que nous accompagnons. Cet article vise à constituer un cadre analytique permettant de formaliser (et donc d’expliciter et soumettre aux débats) l’impact psycho-social de l’espace de travail. En donnant corps à l’intangible, cette analyse se veut une corollaire de celles déjà menées (fonctionnelle, financière, environnementale…), qui permettrait de mieux décider et mieux accompagner un projet de transformation d’espaces. Article écrit en collaboration par Flavien Puel, Consultant in New Ways of Working – People Experience chez Onepoint, Alexandre Kelagopian, Leader People Experience chez onepoint, , François-Xavier Motte , Leader People Experience chez onepoint et Hugo Deschamps, Ethnologue – Expert Change & People Experience;
Références bibliographiques :
[1] Ce sont là-même les deux définitions du terme de spatialité : ce mot décrit « tout ce qui s’organise dans l’espace, la manière dont le corps vit et perçoit l’espace », mais accepte également une définition plus psychologique : d’« espace vécu », ou du « fondement de toute relation significative entre un sujet et son environnement » (Thinès, G., Lempereur, A. (dir). Dictionnaire Général des Sciences Humaines. Éd. universitaires, 1975, Paris).
[2] Vischer, Jacqueline. Space Meets Status – Designing workplace performance. Routledge, 2005, London.
[3] Gagnon, Stephanie A et al. “High and Mighty: Implicit Associations between Space and Social Status.” Frontiers in psychology vol. 2 259. 10 Oct. 2011, doi:10.3389/fpsyg.2011.00259
[4] Esteky, Sina, et al. “The influence of physical elevation in buildings on risk preferences: Evidence from a pilot and four field studies.” Journal of Consumer Psychology, vol. 28, no. 3, 2018, pp. 487–494, https://doi.org/10.1002/jcpy.1024.
[5] Malpas, Jeff. “Spatialising Design: architecture in the age of technological capitalism – power, verticality, and the street”, Présenté à la conférence du Second International Symposium, On Power in Architecture: The Phenomenological Perspective, Museum of Architecture and Design, 13 September 2018, Ljubljana, Slovénie.
[6] Duffy, Francis. “New Ways of Working: A Vision of the Future” in Clements-Croome, Derek (ed.). Creating the Productive Workplace, 2000, E & FN Spon, Londres, Grande-Bretagne.
[7] Sailer, Kerstin, and Penn, Alan. “Spatiality and Transpatiality in Workplace Environments”, Part of the 7th International Space Syntax Symposium, School of Architecture and the Built Environment, The Royal Institute of Technology (KTH), 8-11 June 2009, Stockholm, Suède.
[8] Cocteau Jean, 1989, La difficulté d’être, Éditions du Rocher, Paris, France. Première édition, 1946.
[9] Salazar Miranda, Arianna, and Matthew Claudel. “Spatial proximity matters: A study on collaboration.” PloS one vol. 16,12 e0259965. 1 December 2021, doi:10.1371/journal.pone.0259965
[10] Bogardus, E. S. (1947). « Measurement of Personal-Group Relations ». Sociometry. 10 (4): 306–311. doi:10.2307/2785570
[11] « Again and again, research findings show that relative socio-economic rank is highly associated with nearly every kind of behavior. » Louis Kriesberg, The Relationship Between Socio-Economic Rank and Behavior, Social Problems, Volume 10, Issue 4, Spring 1963, pp. 334–353, https://doi.org/10.2307/799205
[12] Zetterberg, Hans L. (1966). On Theory and Verification in Sociology. Science and Society, n° 30, vol. 1, pp. 114-117.
[13] « Ce qui compte dans un environnement de travail, c’est à quel point il est familier, pour pouvoir construire son identité. Quand bien même l’environnement de travail serait délétère, c’est sa continuité qui aide à ancrer l’identité propre et le rapport aux autres : je connais mon travail et mon environnement, donc je peux me repérer dans la société par rapport aux autres. Un environnement de travail trop instable (où je ne peux pas m’identifier, par exemple) peut venir à l’encontre de cette construction identitaire. » Fischer, Gustave-Nicolas, et al. (2004) “Effects of the Self Schema on Perception of Space at Work”, Journal of Environmental Psychology 24(1), 131–140.
[14] L’impératif de flexibilité se fait ressentir à tous les niveaux. Aujourd’hui, 90 % des DRH reconnaissent que les candidats de la période post covid expriment des attentes différentes (ANDRH, BCG. Le futur du travail vu par les DRH 2ème édition, 11 mars 2022.).
[15] La plupart des plans de réorganisation des espaces de travail résultent de fait du cumul d’un florilège de réattribution des espaces. Ainsi, un groupe du secteur de l’énergie a transformé ses espaces pour augmenter sa capacité d’accueil tout en conservant son empreinte immobilière, et en prenant en compte les nouvelles habitudes de ses collaborateurs. Le plan de réorganisation comprenait la conversion d’espaces de réunion en bureaux, la réduction des surfaces de certains bureaux, la création d’une zone de « hoteling » (cf. infra), etc. Ces initiatives ont permis à l’entreprise d’augmenter de près de 60 % sa capacité d’accueil, et selon une enquête interne, d’améliorer la satisfaction au travail (Das Ahikari, Sourav, et al. « Six emerging trends in facilities management sourcing », McKinsey & Company, Octobre 2019, Six-emerging-trends-in-facilities-management-sourcing.pdf (mckinsey.com))
[16] Gold, John R. (1982) “Territoriality and human spatial behavior”, Progress in Human Geography, vol 6, pp. 44–67.
[17] Altman, Irwin. (1975) The Environment and Social Behavior: Privacy, Personal Space, Territory and Crowding, Brooks-Cole, Monterey, CA, États-Unis.
[18] Vischer, Jacqueline. (2005) Space Meets Status – Designing workplace performance, Routledge, London, Grande-Bretagne.
[19] Génie des Lieux, “Flex office et personnalisation : quels enjeux ? », 2 janvier 2020, Flex office et personnalisation : quels enjeux ? (geniedeslieux.com)
[20] Sommer, Robert. (1974) Tight Spaces: Hard Architecture and How to Humanize It, Englewood Cliffs, NJ: Prentice-Hall.
[21] Altman, Irwin. (1968) “Territorial Behavior in Humans: an Analysis of the Concept”. Présenté au Conference on explorations of spatial/behavioral relationships as related to older people, Ann Arbor, MI: Institute of Gerontology, University of Michigan, États-Unis.
[22] Hua, Ying, et al. (2010) “Workplace collaborative space layout typology and occupant perception of collaboration environment”, Environment and Planning B: Planning and Design, vol. 37, pp. 429-448
[23] C’était le pari fou lancé par Ricardo Semler, de l’entreprise Semco au Brésil. Il autorisa ses employés à casser les murs de l’entreprise, à repeindre ceux restants, et à complètement réorganiser l’espace. Le but était de développement l’empowerment au sein de ses équipes, et ainsi de les rendre plus productives. Semler, Ricardo. (1993) Maverick, The Success Story Behind the World’s Most Unusual Workplace, Warner Books, New York, États-Unis.
[24] Un bon éclairage peut aider le cerveau à régler les cycles circadiens, et améliorer la qualité du sommeil. Or le sommeil (et son manque) a de réels impacts sur la productivité, qui peuvent même être quantifiés (2,4 % de productivité en moins si la nuit de sommeil était de moins de 6h). Hafner, Marco., et al. (2017), « Why Sleep Matters—The Economic Costs of Insufficient Sleep – A Cross-Country Comparative Analysis », Rand Health Quarterly, 6(4):11.
L’exposition à la lumière a des conséquences directes sur nos capacités cognitives. Une expérimentation sur des souris prouve qu’une absence de lumière a des répercussions sur l’hippocampe, et par là-même notre capacité de mémorisation à long-terme. Soler, Joel E., et al. (2019), « Daytime Light Intensity Modulates Spatial Learning and Hippocampal Plasticity in Female Nile Grass Rats (Arvicanthis niloticus)« , Neuroscience, N°404, pp. 175-183.
[25] « […] chaque frontière est le fruit d’une construction mentale, politique, historique, économique, liée à la représentation spatiale d’un territoire. De ce fait, sans être nécessairement arbitraire, toute frontière est artificielle, qu’elle s’appuie ou non sur des tracés de phénomènes naturels. » (Emphase de l’auteur) Allemang, Cédrick (2001), Petites leçons de géographie, PUF, Paris, France.
[26] Milford, Maureen. (1997) ‘Du Pont Shuts the Door on Private Offices’, New York Times Real Estate Section, 23 février, p. 38.
[27] Malpas, Jeff. “Spatialising Design: architecture in the age of technological capitalism – power, verticality, and the street”, Présenté à la conférence du Second International Symposium, On Power in Architecture: The Phenomenological Perspective, Museum of Architecture and Design, 13 September 2018, Ljubljana, Slovénie.