DORA, le compte à rebours est lancé pour la résilience opérationnelle dans le secteur Banque et Assurance
Après l’adoption d’une réglementation de l’UE sur la protection des données, le RGPD, c’est au tour d’une réglementation européenne sur la résilience opérationnelle informatique d’être mise en place !
La résilience opérationnelle numérique au cœur du sujet
DORA a pour objectif de renforcer la résilience opérationnelle numérique du secteur financier au sein de l’UE. Les entités financières doivent être en capacité de faire face des perturbations liées aux TIC en particulier à des cyberattaques et à assurer la fourniture des opérations critiques dont elles ont la charge. Le sujet de la résilience opérationnelle numérique a pris de plus en plus d’importance depuis la crise financière de 2008. De nombreuses autorités et organismes ont développé au fur et à mesure des années, davantage de mesures et exigences en la matière. DORA ne fait que souligner l’importance accrue de la résilience opérationnelle numérique et la nécessité de gérer efficacement le risque lié aux TIC afin de préserver solidité des entités financières et ainsi garantir la stabilité du système financier.
Les 5 piliers de DORA
DORA repose sur 5 principaux piliers : la gestion du risque lié aux TIC, la gestion des incidents liés aux TIC, les tests de résilience opérationnelle numérique, la gestion des risques liés aux prestataires tiers de services TIC et les dispositifs de partage d’informations.
La vision onepoint pour se mettre en conformité avec DORA
Onepoint a développé un catalogue d’assets autour de DORA. Ce catalogue est constitué de plusieurs ressources, dont un questionnaire d’évaluation appelé DORA Maturity Model (DMM). Celui-ci est basé sur les principaux piliers et objectifs du règlement DORA. L’objectif de cet outil est d’accompagner les organisations dans une démarche d’analyse de maturité et d’identification des chantiers prioritaires à mettre en place afin d’atteindre la cible de conformité. Le DMM permet :- D’identifier les exigences de DORA,
- D’évaluer sa conformité à DORA de manière fine et exhaustive,
- D’identifier les plans d’actions,
- De prioriser les chantiers prioritaires,
- De fournir un reporting et une feuille de route clairs.
En conclusion, l’application des exigences DORA par les entités financières et leurs prestataires tiers critiques de services TIC doit permettre une meilleure gestion du risque lié aux TIC et de garantir une résilience opérationnelle numérique dans le secteur financier de l’UE.
A peine sortis de la mise en conformité à d’autres actes législatifs tels que le RGPD, tous les acteurs concernés par DORA doivent poursuivre leurs efforts et s’atteler à l’application de ce nouveau règlement. Même si beaucoup d’exigences DORA ne sont pas nouvelles pour les grandes organisations, les acteurs de plus petite taille auront sans doute plus de chemin à parcourir pour y répondre. De plus, l’enjeu n’est pas seulement d’atteindre la conformité à un instant t mais d’être en capacité de la maintenir dans le temps. Le risque lié aux TIC évoluant en permanence, la conformité à DORA n’est pas une destination mais un voyage. Les acteurs concernés doivent dès à présent prendre le train en marche pour être prêts en janvier 2025.
Cet article a été écrit avec la participation de Waël BENABADJI, Mehdi EL OUAKOUAK, Ouafia HERMAN, sous la direction de Bertrand HELFRE